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Question 22 sur 26

International, défense, Europe

Faut-il augmenter l'aide militaire et financière de la France à l'Ukraine ?

Depuis 2022, l'Ukraine résiste à l'invasion russe grâce à l'aide de ses alliés, mais les États-Unis ont reculé. Aider davantage, c'est aussi risquer une escalade avec une puissance nucléaire.

Votre réponse

Répondez d'abord : les votes des familles s'affichent ensuite.

Comprendre l'enjeu

Le retrait américain 32,5 milliards en dix mois

Depuis l'invasion de février 2022, l'Ukraine reçoit des armes et de l'argent de ses alliés. Selon l'institut allemand Kiel, les États-Unis ont cessé de contribuer en mars 2025. De janvier à octobre 2025, l'aide militaire allouée a atteint 32,5 milliards d'euros, surtout européens, contre 41,6 milliards par an en 2022-2024. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont fortement augmenté leur part, mais l'Europe ne comble pas le manque.

Source : La Libre, l'aide militaire à l'Ukraine en chute libre, d'après le Kiel Institute (2025) (nouvel onglet)

L'effort de la France Jusqu'à 3 milliards en 2024

La France a donné pour 1,7 milliard d'euros d'aide militaire à l'Ukraine en 2022, puis 2,1 milliards en 2023. En février 2024, elle a signé avec elle un accord de sécurité de dix ans et promis jusqu'à 3 milliards d'euros supplémentaires pour l'année. L'accord couvre la fourniture de matériel, la fabrication commune d'armes, la formation et le renseignement. Il reste valable tant que l'Ukraine n'a pas rejoint l'OTAN, l'alliance militaire occidentale.

Source : Présidence de la République, visite du président ukrainien et accord de sécurité (2024) (nouvel onglet)

Les avoirs russes gelés 210 milliards d'euros immobilisés

Depuis l'invasion, l'Union européenne a gelé environ 210 milliards d'euros d'avoirs de la banque centrale russe, dont 185 milliards chez Euroclear, un dépositaire installé en Belgique. Fin 2025, l'idée de les utiliser pour un prêt à l'Ukraine a été abandonnée : les dirigeants ont préféré un prêt de 90 milliards d'euros, garanti par un emprunt commun. La Belgique n'accepte de nouvelles pistes qu'avec des garanties contre des représailles russes.

Source : Euronews, l'UE aux prises avec les questions des avoirs russes (2026) (nouvel onglet)

Le risque d'escalade Doctrine nucléaire russe révisée en 2024

En novembre 2024, la Russie a révisé sa doctrine d'emploi de l'arme nucléaire. Une attaque conventionnelle menée par un État sans arme nucléaire, mais avec le soutien d'un État qui en possède, peut désormais être traitée comme une attaque commune et justifier une riposte nucléaire. Le texte vise surtout les soutiens occidentaux de l'Ukraine. Des spécialistes jugent toutefois que le seuil d'emploi reste relativement haut dans la guerre en Ukraine.

Source : Le Grand Continent, nucléaire russe : que change la nouvelle doctrine (2024) (nouvel onglet)

L'adhésion à l'Union Candidate depuis 2022

L'Ukraine a le statut de pays candidat à l'Union européenne depuis juin 2022. Une première conférence entre l'Union et l'Ukraine sur l'adhésion s'est tenue à Luxembourg le 25 juin 2024. Les discussions ont ensuite été bloquées pendant des mois par un veto hongrois ; les États membres ont relancé les négociations début juin 2026. Le processus reste long et complexe, et des questions sur la situation politique et agricole de l'Ukraine restent ouvertes.

Source : Pleinchamp, l'UE et l'Ukraine entament officiellement des négociations d'adhésion (2024) (nouvel onglet)Le Club des juristes, réouverture des négociations d'adhésion de l'Ukraine (2026) (nouvel onglet)

Pour et contre Ce que disent les deux camps

Pour le oui

  • Si l'Ukraine cède, la menace se rapproche des frontières de l'Europe : mieux vaut l'aider maintenant que se défendre seuls plus tard.
  • Les États-Unis se retirent, donc l'Europe doit prendre le relais, et la France doit y tenir sa part.
  • Les avoirs russes gelés peuvent payer une partie de l'aide, sans faire peser le coût sur les contribuables.

Pour le non

  • Armer l'Ukraine davantage, c'est risquer d'être vu comme partie à la guerre par une puissance nucléaire.
  • La France a ses propres besoins de défense et un budget sous tension : l'argent donné à l'étranger manque ici.
  • Plus d'armes ne suffisent pas à finir une guerre : il faut chercher une paix négociée plutôt qu'une surenchère.

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