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Question 20 sur 26

Société, libertés, fin de vie

Faut-il de nouvelles lois pour l'égalité entre femmes et hommes et contre les violences sexuelles et sexistes ?

Les femmes gagnent moins que les hommes et subissent la plupart des violences conjugales, et des enfants sont victimes de violences sexuelles. Faut-il de nouvelles lois ou mieux appliquer les actuelles ?

Votre réponse

Répondez d'abord : les votes des familles s'affichent ensuite.

Comprendre l'enjeu

Les écarts de salaire Salaire : 15 % de moins

En 2022, dans le privé, une femme gagne en moyenne 23,5 % de moins par an qu'un homme : 19 980 euros contre 26 110. Une partie vient du temps de travail, plus court chez les femmes. À temps de travail égal, l'écart est de 14,9 %. À poste comparable, dans le même établissement, il tombe à 4 %. Les femmes occupent 41,8 % des emplois, mais 22,8 % des 1 % les mieux payés.

Source : Insee, Focus n° 320, « Écart de salaire entre femmes et hommes en 2022 » (2024) (nouvel onglet)L'Info durable, reprise de l'étude de l'Insee (2024) (nouvel onglet)

L'index d'égalité Note moyenne : 88,5 sur 100

Chaque année, les entreprises de plus de 50 salariés publient une note sur 100 : écart de salaire, augmentations, promotions, retour de congé maternité, part de femmes parmi les plus hauts salaires. En 2025, la note moyenne est de 88,5 et 80 % des entreprises concernées l'ont publiée. Seules 2 % obtiennent 100. Sous 75 points, l'entreprise doit corriger ses écarts dans les trois ans. Depuis 2019, 101 pénalités ont été prononcées.

Source : Ministère du Travail, résultats de l'index d'égalité, rapportés par L'Info durable (2025) (nouvel onglet)

Les violences conjugales 272 400 victimes en 2024

En 2024, la police et la gendarmerie ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par un conjoint ou un ex-conjoint. Parmi elles, 84 % sont des femmes. Ce nombre est stable sur un an (+0,4 %), après une hausse de 10 % en 2023 : il a doublé depuis 2016. Le ministère de l'Intérieur l'explique par une parole plus libre et un meilleur accueil des victimes.

Source : Brut avec l'AFP, données du service statistique du ministère de l'Intérieur (2025) (nouvel onglet)Banque des Territoires, « Les violences conjugales ont doublé depuis 2016 » (2024) (nouvel onglet)

Violences faites aux enfants 160 000 enfants victimes par an

La Ciivise, commission indépendante créée en 2021 sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, estime que 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année. Elle compte 5,5 millions d'adultes qui en ont été victimes dans l'enfance, soit une personne sur dix. Les plaintes sont bien moins nombreuses : la police a enregistré 19 700 enfants victimes en 2016. Ses travaux ont repris en avril 2024 avec une nouvelle direction.

Source : Ministère des Solidarités, « Lutter contre les violences faites aux enfants » (nouvel onglet)

Violences gynécologiques 26 recommandations en 2018

En 2018, le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes a remis un rapport sur les actes sexistes lors du suivi gynécologique et obstétrical. Sans maladie, une femme fait en moyenne près de 50 consultations gynécologiques entre 15 et 45 ans. Le rapport propose 26 recommandations : reconnaître ces actes, les prévenir, faciliter les signalements. Faute d'enquête régulière de santé publique, leur ampleur reste difficile à chiffrer.

Source : Assemblée nationale, question écrite n° 11561, « Actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical » (2018) (nouvel onglet)Le Quotidien du médecin, « Violences obstétricales : un rapport du Haut Conseil salué par les acteurs » (2018) (nouvel onglet)

Pour et contre Ce que disent les deux camps

Pour le oui

  • Les écarts de salaire, les violences conjugales et celles faites aux enfants restent massifs : les lois actuelles ne suffisent pas.
  • Très peu d'enfants victimes sont connus de la justice, donc il faut plus de formation, de dépistage et de moyens pour les repérer et les protéger plus tôt.
  • Des règles précises pour les entreprises, les soignants et l'école changent les pratiques plus vite que la bonne volonté.

Pour le non

  • Les lois existent déjà : le vrai problème est de les appliquer, avec assez de juges, de policiers et d'enquêteurs.
  • Certaines mesures coûtent cher ou ajoutent des obligations aux entreprises, aux écoles et aux soignants, sans preuve qu'elles protègent mieux.
  • Des mesures trop larges risquent de toucher des innocents ou de s'imposer à tous les couples et à toutes les familles, même sans problème.

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