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Question 16 sur 26

Sécurité, justice, immigration

Faut-il durcir les règles d'immigration et d'accès à la nationalité ?

La France délivre environ 337 000 premiers titres de séjour par an, et plus de 100 000 personnes y acquièrent la nationalité. Les uns veulent des règles plus strictes, les autres l'accueil et l'égalité.

Votre réponse

Répondez d'abord : les votes des familles s'affichent ensuite.

Comprendre l'enjeu

Combien d'immigrés ? 7,7 millions d'immigrés en 2024

Un immigré est une personne née étrangère à l'étranger. En 2024, l'Insee en compte 7,7 millions en France, soit 11,3 % de la population. Un étranger est une personne qui n'a pas la nationalité française : ils sont 6,0 millions, soit 8,8 %. L'écart tient au fait que 34 % des immigrés ont acquis la nationalité française. La part d'étrangers en France est inférieure à la moyenne de l'Union européenne, qui est de 9,6 %.

Source : Insee, En 2024, 6,0 millions d'étrangers vivent en France, 0,9 million y sont nés (Insee Première, 2025) (nouvel onglet)

Titres de séjour 337 000 premiers titres en 2024

En 2024, la France a délivré environ 337 000 premiers titres de séjour, soit 1,8 % de plus qu'en 2023, selon le ministère de l'Intérieur. Un tiers concerne des étudiants (109 300) et plus d'un quart des raisons familiales (90 600). L'Ofpra, l'office qui examine les demandes d'asile, a reçu près de 153 600 demandes de protection en 2024. Il a accordé une protection dans près de 39 % de ses décisions, 6 points de plus qu'en 2023.

Source : ICI (Radio France), titres de séjour et expulsions en 2024, d'après le ministère de l'Intérieur (2025) (nouvel onglet)Ofpra, premières données de l'asile 2024 (2025) (nouvel onglet)

Les départs forcés Environ 10 % des OQTF exécutées

Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) est un ordre de partir, notifié à un étranger en situation irrégulière. En 2022, 134 280 ont été prononcées. Dans son rapport de janvier 2024, la Cour des comptes constate que seule une petite minorité, autour de 10 %, est exécutée, soit environ 15 400 départs, forcés ou volontaires. Entre 2017 et 2022, le nombre d'OQTF prononcées a augmenté de 60 %.

Source : Public Sénat, la Cour des comptes et les OQTF (2024) (nouvel onglet)

Devenir français 103 661 acquisitions en 2024

En 2024, 103 661 personnes ont acquis la nationalité française, contre 97 288 en 2023. Parmi elles, 48 829 l'ont obtenue par décret, après examen de leur dossier, et 52 680 par déclaration, dont 15 910 par mariage. Les autres l'ont obtenue sans formalité. Par ailleurs, 0,9 million d'étrangers vivant en France y sont nés, pour la plupart des mineurs.

Source : Insee, Acquisitions de la nationalité française (données annuelles, 2026) (nouvel onglet)Insee, En 2024, 6,0 millions d'étrangers vivent en France, 0,9 million y sont nés (Insee Première, 2025) (nouvel onglet)

Le cas de Mayotte Trois mères sur quatre étrangères

Mayotte compte 323 200 habitants début 2026, deux fois plus qu'en 2002. En 2017, 48 % des habitants avaient une nationalité étrangère. En 2024, les trois quarts des mères qui ont accouché étaient étrangères. Depuis 2018, un enfant né de parents étrangers peut devenir français si l'un d'eux résidait régulièrement depuis trois mois. La loi de mai 2025 exige les deux parents et un an ; le Conseil constitutionnel l'a validée le 7 mai 2025.

Source : Insee, Premiers résultats du recensement exhaustif à Mayotte (2026) (nouvel onglet)Insee, À Mayotte, près d'un habitant sur deux est de nationalité étrangère (Insee Première, 2019) (nouvel onglet)Insee, Forte baisse des naissances à Mayotte (Insee Flash Mayotte, 2025) (nouvel onglet)Conseil constitutionnel, décision n° 2025-881 DC du 7 mai 2025 (nouvel onglet)

Pour et contre Ce que disent les deux camps

Pour le oui

  • Un pays doit pouvoir choisir qui entre et qui reste, et des règles plus strictes protègent la confiance des citoyens dans la loi.
  • Si seule une obligation de quitter le territoire sur dix est exécutée, la règle n'a plus de sens : il faut un cadre plus ferme et réellement appliqué.
  • À Mayotte, la perspective d'obtenir la nationalité encourage des arrivées irrégulières et pèse sur des services publics déjà débordés.

Pour le non

  • Étudiants, salariés, soignants : une grande part des titres de séjour concerne des gens qui étudient ou travaillent, et des règles plus dures les décourageraient.
  • Les départs forcés dépendent surtout des accords avec les pays d'origine et des moyens des préfectures : changer la loi ne suffit pas à les rendre effectifs.
  • Restreindre le droit du sol crée deux catégories d'enfants nés sur le même sol, ce qui va contre l'égalité devant la loi.

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