Qui a voté oui, qui a voté non ?
Depuis octobre 2024, les députés ont voté 18 fois sur des textes qui touchent cette question. Chaque barre montre à quelle fréquence une famille a voté oui, c'est-à-dire pour punir plus durement, mineurs compris. Barre pleine : toujours oui. Barre vide : toujours non.
- Communistes : a voté oui 0 fois sur 9, soit 0 %, peu de votes, à lire avec prudence
- La France insoumise : a voté oui 0 fois sur 16, soit 0 %
- Écologistes : a voté oui 0 fois sur 18, soit 0 %
- Socialistes : a voté oui 0 fois sur 16, soit 0 %
- Centre : a voté oui 16 fois sur 16, soit 100 %
- Droite républicaine : a voté oui 15 fois sur 15, soit 100 %
- Rassemblement national : a voté oui 18 fois sur 18, soit 100 %
- Lire :
- Écologistes a voté oui 0 fois sur 18, soit 0 %.
- Hachuré :
- moins de 10 votes, à lire avec prudence.
- Vous :
- vous avez répondu « Oui ». Les familles qui ont voté comme vous : Centre, LR et RN. vous avez répondu « Plutôt oui ». Les familles qui ont voté comme vous : Centre, LR et RN. vous avez répondu « Plutôt non ». Les familles qui ont voté comme vous : PCF, LFI, Écolos et PS. vous avez répondu « Non ». Les familles qui ont voté comme vous : PCF, LFI, Écolos et PS. vous êtes sans avis. Cette question ne compte pas dans votre place sur la ligne.
Voir les 18 votes
Ces 18 votes se rangent en 5 sujets. Pour chacun, qui a voté oui (punir plus durement, mineurs compris) et qui a voté non, le plus souvent. Ouvrez un sujet pour voir chaque vote.
Les mineurs délinquants et leurs parents · 6 votes Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
La loi de mai 2025 sur l'autorité de la justice envers les mineurs délinquants et leurs parents, et des amendements à la loi contre le narcotrafic sur le sort des mineurs. Voter pour la loi, c'est aller dans le sens du oui ; voter pour les amendements qui gardent la justice spécialisée des mineurs ou épargnent les parents, c'est aller dans le sens du non.
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12 février 2025 — Supprimer l'article qui aggrave les peines des parents dont l'enfant mineur commet une infraction et ajoute des travaux d'intérêt général.
Rejeté par 63 voix contre 125. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF et LR.
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18 mars 2025 — Retirer au parquet national anti-criminalité organisée la compétence sur les mineurs impliqués dans le narcotrafic, pour garder la justice des mineurs.
Rejeté par 108 voix contre 180. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
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18 mars 2025 — Retirer au parquet national anti-criminalité organisée la compétence sur les mineurs, afin de conserver la justice des mineurs de proximité.
Rejeté par 106 voix contre 183. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
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18 mars 2025 — Imposer deux procureurs référents pour les mineurs au parquet anti-criminalité organisée, coordonnés avec juges des enfants et éducateurs.
Rejeté par 106 voix contre 176. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF.
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18 mars 2025 — Imposer deux procureurs référents pour les mineurs au parquet national anti-criminalité organisée, en remplacement de sa compétence générale sur eux.
Rejeté par 105 voix contre 176. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF.
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13 mai 2025 — Adopter définitivement la loi renforçant l'autorité de la justice envers les mineurs délinquants et leurs parents.
Adopté par 341 voix contre 187. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
Ordre public et incivilités · 5 votes Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
La loi de juillet 2026 sur l'ordre public et la tranquillité : confiscation des mortiers d'artifice, sanctions des rave-parties, amendes forfaitaires inscrites au casier judiciaire. Voter pour, c'est aller dans le sens du oui.
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8 juillet 2026 — Le tribunal confisque d'office, sauf décision motivée, les mortiers d'artifice et produits pyrotechniques portés ou transportés sans motif légitime.
Adopté par 118 voix contre 55. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre et RN. Non : LFI et Écolos. Absents : PCF, PS et LR.
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8 juillet 2026 — Rétablit l'article punissant plus sévèrement l'organisation de rave-parties : déclaration dès 250 personnes, organisation devenant un délit, obligations pour les loueurs de sonos.
Adopté par 142 voix contre 80. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF et LR.
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15 juillet 2026 — Les amendes forfaitaires délictuelles figureront sur le bulletin n° 2 du casier judiciaire, consulté par employeurs et administrations.
Adopté par 148 voix contre 68. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI et Écolos. Absents : PS.
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15 juillet 2026 — Adopte en première lecture le projet de loi donnant des réponses immédiates aux troubles à l'ordre public, à la sécurité et à la tranquillité.
Adopté par 366 voix contre 182. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
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21 juillet 2026 — Adopter définitivement le texte renforçant les réponses de l'État aux troubles à l'ordre public, à l'insécurité et aux incivilités du quotidien.
Adopté par 351 voix contre 179. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
La sûreté dans les transports · 3 votes Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
La loi de mars 2025 sur la sûreté dans les transports : interdiction de paraître dans les transports pour les condamnés, sanctions contre les récidivistes du « surf » sur les trains et bus. Voter pour, c'est aller dans le sens du oui.
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11 février 2025 — Les tribunaux pourraient interdire à un délinquant condamné de paraître dans un ou plusieurs réseaux de transport public.
Adopté par 93 voix contre 71. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : LR et RN. Non : Écolos et PS. Absents : PCF, LFI et Centre.
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11 février 2025 — Les récidivistes du bus-surfing et du train-surfing ne pourraient plus échapper à une amende non forfaitaire en payant l'amende forfaitaire.
Rejeté par 84 voix contre 92. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : LR et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF et Centre.
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18 mars 2025 — Adopter la loi renforçant la sûreté dans les transports, avec plus de pouvoirs de contrôle et de sanction contre la délinquance.
Adopté par 303 voix contre 135. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
La justice criminelle · 2 votes Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
Le projet de loi de juillet 2026 sur la justice criminelle et le respect des victimes, voté en première lecture puis dans son texte final. Voter pour, c'est aller dans le sens du oui.
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7 juillet 2026 — Adopte en première lecture le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes.
Adopté par 357 voix contre 177. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
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8 juillet 2026 — Adopte le texte final, issu de la commission mixte paritaire, du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes.
Adopté par 283 voix contre 156. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : PCF, LFI, Écolos et PS.
Les quartiers de haute sécurité · 2 votes Oui : Centre, LR et RN. Non : LFI, Écolos et PS.
Amendements à la loi contre le narcotrafic pour supprimer ou atténuer les quartiers de prison réservés aux détenus du crime organisé. Voter pour ces amendements, c'est aller dans le sens du non.
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19 mars 2025 — Supprimer les quartiers de prison spécifiques pour détenus du crime organisé, comparés aux anciens quartiers de haute sécurité.
Rejeté par 91 voix contre 170. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : LFI, Écolos et PS. Absents : PCF.
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19 mars 2025 — Réécrire l'article sur les quartiers de prison pour le crime organisé : les réserver aux condamnés et encadrer davantage la décision du ministre.
Rejeté par 59 voix contre 140. Le scrutin (nouvel onglet)
Oui : Centre, LR et RN. Non : Écolos et PS. Absents : PCF et LFI.
Comprendre l'enjeu
Des prisons pleines Prisons remplies à 143 %
Au 1er octobre 2026, la France comptait 90 937 personnes détenues pour 63 452 places. La densité carcérale, le nombre de détenus rapporté aux places, atteint 143,3 %, et 178 % dans les maisons d'arrêt, où l'on attend son jugement ou l'on purge de courtes peines. 8 959 détenus dorment sur un matelas posé au sol, contre 5 894 un an plus tôt. Le nombre de détenus a augmenté de 7,2 % en un an.
Source : 75 secondes, Record historique de 90 937 détenus en France (2026) (nouvel onglet)Le Club des juristes, Surpopulation carcérale : 90 937 détenus au 1er octobre 2026 (2026) (nouvel onglet)
Une justice déjà durcie Prison ferme : +70 %
Fin 2022, la France comptait 73 000 détenus, un niveau jamais atteint, et ce nombre augmente depuis plus de vingt ans. La Cour des comptes constate que la réponse pénale à la délinquance s'est durcie : le nombre d'années de prison ferme prononcées a augmenté de près de 70 % en vingt ans. La Cour estime le coût global de l'incarcération à environ 4 milliards d'euros.
Combien coûte la prison 129 € la journée de prison
En 2024, une journée de détention coûtait en moyenne 129 euros par personne, soit environ 47 000 euros par an. Dans les établissements pour mineurs, ce coût monte à 699 euros par jour. Le plan lancé en 2017 pour construire 15 000 places prend du retard : fin septembre 2025, 5 411 places avaient été livrées, selon l'audit de la Cour des comptes rapporté par un centre d'analyse.
Source : Ministère de la Justice, réponse à la question écrite n° 13927, Assemblée nationale (2026) (nouvel onglet)Cour des comptes, Le plan 15 000 places de prison, audit flash (2025) (nouvel onglet)Fondation iFRAP, Construction de prisons : à quand une loi d'exception ? (2026) (nouvel onglet)
Après la prison 63 % récidivent en cinq ans
Près de 63 % des personnes sorties de prison en 2016 ont commis une nouvelle infraction suivie d'une condamnation dans les cinq ans. Sept sorties sur dix se font sans aménagement de fin de peine, et la récidive y est plus fréquente, mais cela ne prouve pas que l'aménagement en soit la cause. Selon la Cour des comptes, le travail d'intérêt général, un travail non payé au service de la collectivité, donne une récidive proche de 60 % à cinq ans, comparable à la prison ferme.
Source : Ministère de la Justice, Sortants de prison en 2016 : 63 % ont commis une nouvelle infraction dans les cinq ans (2024) (nouvel onglet)Ministère de la Justice, Sortants de prison en 2016 et 2017 : récidive stable (2023) (nouvel onglet)Cour des comptes, Évaluation de deux peines alternatives à l'incarcération (2025) (nouvel onglet)
Juger les mineurs 18 mois d'attente avant 2021
Depuis le 30 septembre 2021, le code de la justice pénale des mineurs a remplacé l'ordonnance de 1945. Avant, un jeune attendait en moyenne 18 mois son jugement ; le code impose de juger la culpabilité en trois mois au plus. Une étude du ministère de la Justice (juin 2026) note que le nombre de mineurs détenus a augmenté et que leurs détentions durent plus longtemps. Selon une estimation de la police nationale, les mineurs commettent environ 20 % de la délinquance.
Source : Ministère de la Justice, La réforme de la justice pénale des mineurs entre en vigueur (2021) (nouvel onglet)Ministère de la Justice, Étude sur les évolutions du nombre de mineurs détenus (2026) (nouvel onglet)Sénat, rapport d'information n° 885, Prévenir la délinquance des mineurs, éviter la récidive (2022) (nouvel onglet)
Pour et contre Ce que disent les deux camps
Pour le oui
- Une peine ferme et rapide protège les victimes et dissuade, surtout face à la petite délinquance du quotidien qui gâche la vie de quartiers entiers.
- Les mineurs commettent une part importante des vols violents et des violences ; sans réponse ferme, ils se sentent impunis et recommencent.
- Si les prisons sont pleines, il faut construire des places, plutôt que de laisser dehors des condamnés dangereux.
Pour le non
- Plus de prison ne fait pas baisser la récidive : une sortie sans accompagnement la favorise, et des cellules surpeuplées rendent la réinsertion presque impossible.
- Un mineur est encore en construction : l'éducation le sort plus sûrement de la délinquance qu'une cellule.
- Une journée de détention coûte plus de 129 euros, et bien plus pour un mineur ; cet argent serait mieux employé en prévention, en éducateurs et en peines alternatives.
Nos sources
- 75 secondes, Record historique de 90 937 détenus en France (2026) (nouvel onglet)
- Le Club des juristes, Surpopulation carcérale : 90 937 détenus au 1er octobre 2026 (2026) (nouvel onglet)
- Cour des comptes, Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question (2023) (nouvel onglet)
- Ministère de la Justice, réponse à la question écrite n° 13927, Assemblée nationale (2026) (nouvel onglet)
- Cour des comptes, Le plan 15 000 places de prison, audit flash (2025) (nouvel onglet)
- Fondation iFRAP, Construction de prisons : à quand une loi d'exception ? (2026) (nouvel onglet)
- Ministère de la Justice, Sortants de prison en 2016 : 63 % ont commis une nouvelle infraction dans les cinq ans (2024) (nouvel onglet)
- Ministère de la Justice, Sortants de prison en 2016 et 2017 : récidive stable (2023) (nouvel onglet)
- Cour des comptes, Évaluation de deux peines alternatives à l'incarcération (2025) (nouvel onglet)
- Ministère de la Justice, La réforme de la justice pénale des mineurs entre en vigueur (2021) (nouvel onglet)
- Ministère de la Justice, Étude sur les évolutions du nombre de mineurs détenus (2026) (nouvel onglet)
- Sénat, rapport d'information n° 885, Prévenir la délinquance des mineurs, éviter la récidive (2022) (nouvel onglet)
- Les 18 votes : fichier officiel des scrutins de l'Assemblée nationale (nouvel onglet), licence ouverte, XVIIe législature ; chaque vote renvoie à sa page officielle.
- La méthode, une question par sujet et tous les votes qui l'ont concernée, s'inspire du livre Le RN contre les Français (Bon Pote, Payot, 2026), appliqué ici à toutes les familles. Toute la méthode et ses sources.